Message du Président
Aux fédérations, aux athlètes et à toute la grande famille du cyclisme africain.
Chers Présidents et responsables des Fédérations nationales,
Chers athlètes, entraîneurs, commissaires, dirigeants et acteurs du cyclisme africain,
Chers amis du vélo,
C'est avec une profonde conviction et un grand sens des responsabilités que je m'adresse à vous.
Le cyclisme africain possède une histoire, une identité et surtout un potentiel exceptionnel. Dans toutes les régions de notre continent, des femmes et des hommes font vivre notre discipline avec passion, courage et détermination. Derrière chaque coureur, chaque équipe et chaque compétition, il y a des efforts, des sacrifices et des rêves. Notre responsabilité collective est de donner à ces rêves les meilleures chances de devenir réalité.
À la tête de la Confédération Africaine de Cyclisme, je souhaite que notre action soit guidée par une conviction simple : aucun pays africain ne doit rester en marge du développement du cyclisme.
Notre continent est vaste et nos réalités sont différentes. Mais notre passion est commune et notre avenir est partagé. C'est pourquoi je souhaite renforcer la coopération entre nos Fédérations nationales, favoriser le partage des expériences et des compétences et accompagner chaque pays dans la structuration de son cyclisme.
Nous devons également accorder une attention particulière à notre jeunesse et au développement du cyclisme féminin. Les champions de demain sont aujourd'hui dans nos clubs, nos écoles et nos communautés. Ils ont besoin de compétitions, de formation, d'encadrement et de perspectives.
Nous devons leur offrir ces possibilités.
Notre ambition est également de renforcer la formation de nos entraîneurs, commissaires, techniciens, dirigeants et autres acteurs qui contribuent chaque jour au fonctionnement de notre sport. Le développement de nos athlètes passe aussi par le développement de ceux qui les accompagnent.
Nous devons enfin travailler à améliorer les infrastructures, les conditions de préparation de nos équipes et de nos athlètes afin que le talent africain puisse pleinement s'exprimer sur les scènes continentale et internationale.
Mais aucune institution ne peut accomplir cette mission seule.
La CAC a besoin de ses Fédérations nationales. Les Fédérations ont besoin de leurs clubs. Les clubs ont besoin de leurs athlètes, de leurs entraîneurs et de leurs bénévoles. Et tous ensemble, nous avons besoin de partenaires engagés pour faire avancer notre sport. C'est pourquoi je lance un appel à l'unité, à la solidarité et à la responsabilité collective. Nous pouvons avoir des parcours différents, des moyens différents et des réalités différentes. Mais lorsque nous travaillons ensemble, nous pouvons construire un cyclisme africain plus structuré, plus fort et plus visible.
À nos cyclistes, je veux dire ceci : Croyez en votre talent. Travaillez avec discipline. Respectez votre sport. Respectez vos adversaires. Et n'ayez jamais peur de voir grand. Votre maillot ne représente pas seulement une équipe ou un pays. Lorsque vous prenez le départ d'une compétition internationale, vous portez aussi une partie de l'image et de l'ambition de notre continent.
À nos Fédérations nationales, je veux renouveler mon engagement à travailler à vos côtés. La CAC doit être une institution au service du développement du cyclisme africain, à l'écoute de ses membres et ouverte au dialogue. Notre continent possède tout ce qu'il faut pour écrire une nouvelle page de son histoire cycliste. À nous de la construire ensemble.
Je veux croire en une Afrique où chaque jeune passionné de vélo peut découvrir son talent, accéder à la pratique, participer à des compétitions et, s'il en a les capacités et la volonté, atteindre le plus haut niveau.
Je veux croire en une Afrique où nos championnes et nos champions sont davantage reconnus, où nos compétitions sont fortes, où nos Fédérations sont structurées et où nos professionnels disposent des conditions nécessaires pour progresser. Et surtout, je veux croire en une Afrique cycliste unie dans sa diversité et ambitieuse pour son avenir.
Je vous invite donc, Fédérations, clubs, athlètes, entraîneurs, dirigeants, partenaires et passionnés, à avancer avec nous.
L'Afrique a déjà montré au monde qu'elle est capable d'accueillir les plus grands rendez-vous du cyclisme international. En 2025, Kigali et le Rwanda ont écrit une page historique en accueillant les Championnats du Monde Route UCI. Cet événement a permis au monde entier de découvrir, ou de redécouvrir, la capacité de notre continent à organiser une compétition cycliste de dimension mondiale, avec passion, professionnalisme et ambition.
Kigali 2025 a été bien plus qu'un grand événement sportif : ce fut une démonstration du potentiel de l'Afrique et un signal fort pour l'avenir du cyclisme sur notre continent. Cette réussite doit nous inspirer. Elle doit nous encourager à aller plus loin, à renforcer nos infrastructures, à professionnaliser davantage nos organisations, à multiplier les compétitions et à offrir à nos athlètes les conditions leur permettant d'exprimer pleinement leur talent.
Le chemin reste encore long, mais nous avons désormais une conviction renforcée : l'Afrique a sa place au cœur du cyclisme mondial. À nous de transformer cette énergie en projets, cette ambition en résultats et cette confiance en nouvelles générations de champions. Ensemble, faisons du cyclisme un véritable moteur de jeunesse, de performance, de solidarité et de rayonnement pour notre continent.
Avec toute ma considération et mon engagement au service du cyclisme africain,
Dr Jean-Marie Yao Allah-Kouamé, Président de la Confédération Africaine de Cyclisme

